MATER

PhotographerGeorges Pacheco
Entry Description

MATER : From the observation that pregnant virgins are less represented than nursing virgin in Marian iconography and Christian art, I wanted to operate a dialogue between two particular moments of motherhood. Through two images appearing the before and after childbirth, I try to highlight the effects of physical and psychological changes we can read on the bodies and faces of those mothers. Between these two images, the history of motherhood. Between these two images, the history of mankind. One of the aims of this work is revealing the universality of this gesture by conveying a sense of timelessness: leaving out any traces of contemporary days, relieving each mother of everything that might give away a point in time or place, I focus on the mother and child relation, as well as on the beauty and emotion emanating from these different moments. Georges Pacheco

About Photographer

Né au Portugal en 1964, Georges Pacheco décide de devenir photographe indépendant en 1998, après des études de psychologie expérimentale de la perception, puis de psychologie de l’art à Nanterre. Installé depuis 2001 près du Mans, il développe depuis une dizaine d’années presque uniquement des projets personnels à moyens et longs termes : ainsi parallèlement à ses recherches en studio sur l’autoportrait de l’autre et sur la photographie unique, il entreprend des voyages dans lesquels l’humain et ses problématiques sociales sont au cœur de son travail. Dans le cadre intime de son studio, son vocabulaire photographique aborde le portrait d’identité selon un modèle psychologique qui essaye de capter en profondeur les vérités fondamentales du sujet. Pour cela, il utilise la pratique de l’autoportrait unique de l’autre au travers d’un dispositif qui amène le modèle à se trouver dans la situation d’un face à face avec lui-même, en évitant la médiation du photographe. Les questions de la représentation de soi, des mécanismes psychologiques intérieurs qui sous-tendent cette représentation, le rapport photographe/photographié et l’acte photographique sont alors au centre de son questionnement et de son travail. Dans l’autre démarche, c’est lui qui déclenche et ses voyages sont pour lui l’occasion de se confronter à l’autre dans son milieu, de scruter les conditions humaines dans leurs différents quotidiens et de poser son regard engagé sur le genre humain : il part donc à la rencontre de l’Inde en 2006, puis réalise un séjour dans la capitale cubaine en 2007. Son implication, sa frontalité et la proximité qu’il crée avec les personnes qu’il photographie en disent long sur son aptitude à éprouver, à comprendre les relations interindividuelles et leurs mécanismes. En 2007, Georges Pacheco reçoit le Prix de l’Atelier Voies Off à Arles pour sa série d’autoportraits « Le regard des aveugles » et expose ce travail au Centro Português de Fotografia au Portugal, puis à la Galerie Le Château d’Eau à Toulouse. En 2008, il est nominé et finaliste du Prix Voies Off à Arles et se voit attribuer la mention « Coup de cœur » de la Bourse du Talent Kodak. En 2009 il est finaliste de la Bourse du Talent Kodak en catégorie Portraits et finaliste du Masters Hasselblad dans la catégorie Editorial.